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Pascal Buniet, une vie et des romans à Tenerife

Actualizado: ene 10

Annick Michaud | 02/01/2020. La Voix du Nord


L’histoire de Pascal Buniet n’est pas banale et pourtant, pour le sexagénaire, elle est très naturelle. Né voilà 67 ans à Saint-Pol-sur-Mer, il a passé la majeure partie de sa vie à l’étranger. « J’ai fait une licence d’anglais et je suis parti comme lecteur en Irlande », raconte-t-il.

Alors qu’un chemin tout tracé le conduisait à devenir professeur d’anglais, les hasards de la vie ont mis sur sa route des gens de Tenerife, la grande île espagnole de l’archipel des Canaries. Le Dunkerquois a quitté l’Irlande pour aller s’installer sous ces latitudes plus méridionales, réputées pour l’éternelle douceur de leur climat.

« Là-bas, j’ai monté des magasins de sport et de jeans dans la zone touristique. Et, ces dernières années, un restaurant avec des animations musicales en direct. J’ai fait ma vie dans le tourisme », retrace le sexagénaire, qui a fondé une famille à Tenerife et qui revient de temps en temps à Dunkerque, où vivent toujours ses parents.

Français, anglais, espagnol…

Grand lecteur, à la cinquantaine, Pascal Buniet a eu envie de se mettre à l’écriture. Il a déjà publié trois romans (lire par ailleurs) et le quatrième est sur le point de sortir. « J’écris directement en espagnol, explique-t-il. Quand je suis arrivé à Tenerife, je ne parlais pas espagnol. Mais quand on vit là-bas, si on veut s’intégrer, on apprend l’espagnol. »

Pascal Buniet vit depuis quarante ans à Tenerife.

Lui qui a toujours parlé espagnol chez lui et donné des cours aux touristes qui voulaient apprendre la langue a aussi la particularité de traduire lui-même ses livres en français. Une façon de mettre à mal l’adage « traduttore, traditore » (« Traducteur, traître » en italien) : « Au moins, je sais ce que pense l’auteur », sourit-il. Une traduction qui passe quand même entre les mains d’une correctrice, « car je mets pas mal d’hispanismes dans mon français. J’utilise des expressions qui n’ont pas toujours leur équivalent en français. » Une belle gymnastique pour celui qui, au bout de quarante ans de vie à Tenerife, parle français… sans accent !


Un roman noir dans le monde du trail


Triathlon, windsurf, trail : Pascal Buniet est aussi un grand sportif. C’est dans un milieu qu’il fréquente qu’il a situé l’intrigue de son dernier roman. L’Ombre du coureur(1) se déroule en plein Bluetrail, une course qui se déroule sur les pentes de Tenerife « et que j’ai courue plusieurs fois », souligne Pascal Buniet.

Eduardo est l’un des 2 500 participants à prendre le départ. Sa puce indique qu’il a franchi la ligne d’arrivée, mais le coureur reste introuvable. Que s’est-il passé ? Où est-il ? Pourquoi a-t-il disparu ?

Le roman policier emmène l’amateur de trail dans un monde qu’il connaît bien, celui des insomnies avant le départ et des jambes qui tirent pendant l’épreuve, dans le superbe décor du Teide. « Ce livre, qui se passe dans un cadre pas habituel pour un roman policier, dit aussi pourquoi les gens courent », résume son auteur.

Pascal Buniet a publié deux autres romans avant celui-là, toujours avec Tenerife pour toile de fond. Le premier, Des larmes d’espoir, apporte un regard profond et historique sur l’immigration, au travers de trois personnages dont l’histoire est marquée, à des époques et dans des lieux différents, par l’exil. Le deuxième est un polar sur fond de magouilles dans le milieu touristique de l’île. Le prochain sortira en mars : l’intrigue de La Mort avait un goût de chocolat tournera autour de l’assassinat d’un fabricant de chocolat belge.

(1) Éditions Le Lys bleu, 284 pages, 19,60 €. Disponible en ebook ou en librairie, sur commande


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